VII année, 1965, Numéro 1, Page 90

 

 

Georges Burdeau, La democrazia, Milano, Comunità, 1964, pp. 166, L. 1000.

 

 

Il s’agit de la traduction italienne de La Démocratie. Essai Synthétique, publié en Suisse en 1956, de l’Auteur du célèbre Traité de Science politique.
Burdeau conçoit la démocratie comme « une philosophie, une manière de vivre, une religion et, presque accessoirement, une forme de gouvernement… Dissocier ce qui dans la démocratie est réalité de ce qui est croyance conduirait à rendre incompréhensibles, non seulement le dynamisme qui la pénètre, mais aussi ses institutions positives, puisque celles-ci n’ont de sens qu’en fonction de la mystique qu’elles incarnent… Il faut être, tour à tour, historien pour comprendre comment s’est formée l’idée démocratique, sociologue pour en étudier l’enracinement dans le groupe social, économiste pour rendre compte des facteurs matériels qui agissent sur son évolution, psychologue pour saisir, dans les représentations que s’en font les individus, la source de l’énergie dont elle se nourrit, théoricien de la politique pour analyser, l’incidence des systèmes et des doctrines, juriste, enfin, pour définir les institutions tant privées que politiques dans lesquelles elle se concrétise » (p. 7).
L’auteur examine l’aspect de la démocratie comme pouvoir du peuple, et après s’être attardé sur le passage de la démocratie politique à la démocratie sociale et sur le processus de socialisation de la démocratie dans le cadre des transformations de la vie politique, il décrit le système de la démocratie pluraliste et de la démocratie marxiste. Dans les deux derniers chapitres, enfin, il examine les techniques de gouvernement, en opposant le pouvoir ouvert typique des démocraties occidentales au pouvoir fermé propre aux systèmes orientaux.
Dans un bref compte-rendu comme celui-ci nous nous limitons à signaler l’utilité de la traduction italienne de l’ouvrage en question.

 

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