VII année, 1965, Numéro 2, Page 144

 

 

Hans-Joachim Netzer (ed.), Adenauer und die Folgen, München, C.H. Beek, 1965, 259 pp.

 

 

Il s’agit d’un recueil d’essais de divers auteurs, appartenant au monde universitaire, politique et journalistique allemand. En particulier, les auteurs qui y ont contribué sont : Burghard Freudenfeld, Theodor Eschenburg, Carlo Schmid, Waldemar Besson, Eugen Kogon, Ludwig Auerbach, Emil Obermann, Karl Jering, Thomas Dehler, Wilhelm Vocke, Heinz Theo Risse, Albert Müller, Theo Pirker, Dietmar Stutzer, Rudolf Renkl, Ralf Dahrendorf, Josef Othmar Zoller. Le thème du recueil est l’analyse des divers aspects de la politique allemande au cours de l’ère Adenauer et de ses conséquences dans les années suivantes. En effet la plus grande partie des essais contient un examen de toute la période de l’après-guerre allemand, en relation avec un problème spécifique.
Il n’est pas facile, dans une œuvre collective composée de contributions si nombreuses et si diverses, de déceler un fil conducteur. Cependant, le problème autour duquel tourne la plupart des essais est celui de la faiblesse de la démocratie en Allemagne, même si les divers auteurs adoptent à ce sujet des positions très variées : les uns pour nier l’existence de motifs de préoccupation en ce qui concerne la vitalité de la démocratie en Allemagne, les autres pour affirmer le contraire.
On peut citer parmi les premiers Carlo Schmid qui, dans son essai Der deutsche Bundestag in der Verfassungswirklichkeit, repousse la thèse selon laquelle le manque d’élan idéal dans les débats parlementaires, le manque d’autonomie de chaque député à l’égard de son parti, la prédominance du travail des commissions sur le libre débat public, seraient en Allemagne des indices de mœurs démocratiques superficielles. Il soutient que ces caractéristiques font partie de l’essence même de la démocratie moderne. Parmi les seconds, citons l’exemple de Thomas Dehler, dont l’essai Unser Rechtsstaat est un réquisitoire sans pitié contre les violations des principes de base de l’Etat de droit qui se sont produites dans l’Allemagne de l’après-guerre et qui continuent de se produire maintenant.
 
Francesco Rossolillo

 

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