VII année, 1965, Numéro 3-4, Page 227

 

 

Hugo Moser, Sprachliche Folgen der politischen Teilung Deutschlands, 1962, 62 pp.

Ernst G. Riemschneider, Veränderungen der deutschen Sprache in der sowjetisch besetzten Zone Deutschlands seit 1945, 1963, 102 pp.
Das Aueler Protokoll. Deutsche Sprache im Spannungsfeld zwischen West und Ost, 1964, 176 pp.
Herbert Bartholmes, Das Wort « Volk » im Sprachgebrauch der SED, 1964, 242 pp.

tous chez Pädagogischer Verlag Schwann, Düsseldorf. 

 

 

Il s’agit de quatre études sur les modifications qu’a subies le langage allemand, surtout politique, dans la zone d’occupation soviétique depuis la fin de la guerre. Elles témoignent l’intérêt avec lequel cette matière est suivie en Allemagne, ce qui fait un vif contraste avec le peu d’attention avec laquelle, au contraire, sont suivies et étudiées les évolutions du langage politique dans la Bundesrepublik (à quelques louables exceptions près, telles que le volume de Dieckmann dont le compte-rendu a paru dans Le Fédéraliste, 2/1965). Les analyses contenues dans les ouvrages ici considérés sont elles-mêmes faussées du fait qu’en général le langage politique employé dans la Bundesrepublik est pris comme paradigme, comme langage idéal par rapport auquel sont évaluées les formes employées au-delà du rideau de fer.
Les analyses et les comparaisons contenues dans les essais ici considérés ne sont pour cela moins précises, rigoureuses et documentées, ni les études théoriques, contenues surtout dans l’ouvrage collectif Das Aueler Protokoll(procès-verbal d’un colloque tenu en septembre 1962), moins intéressantes.
Les études en question s’accordent pour constater dans le langage politique de la R.DA. des changements profonds de sens dans les termes qui dénotent les grandes valeurs sociales, la substitution d’une terminologie de valeur à celle purement descriptive et, en général, une forte et artificielle tension émotionnelle.
 
Francesco Rossolillo

 

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