VII année, 1965, Numéro 1, Page 62

 

 

UNE MOTION DU COMITE REGIONAL LOMBARD
SUR LES RAPPORTS ENTRE LE FRONT ET LE RECENSEMENT*
 
 
La nouvelle situation interne du M.F.E et le point auquel l’intégration européenne est parvenue après l’accord sur le prix des céréales ont modifié les données de la lutte fédéraliste. A la lumière de ces données le Comité régional lombard estime nécessaire de revoir la position qu’il a prise vis-à-vis du Front au cours de sa session du 6 septembre 1964.
 
I
Le niveau d’intégration atteint dans le secteur économique avec le prix européen des céréales, comme d’autre part les décisions à prendre concernant la politique économique générale, la politique étrangère et la défense, ont désormais porté le problème européen sur un terrain tel qu’il n’y a plus de progrès possible sans la fondation d’un gouvernement européen.
 
II
Les tendances qui se proposaient manifestement, ces derniers temps, d’interdire l’action du Recensement en révoquant la décision prise par le Comité central au cours de sa réunion du mois de février 1964, et par conséquent d’expulser du M.F.E. les Autonomistes, semblent avoir perdu complètement leur influence au sein de la majorité du M.F.E.
 
III
Le développement de la campagne du Recensement Volontaire du Peuple Fédéral Européen aboutit à ce que, dans les villes où les fédéralistes entretiennent avec la population ce rapport organique et permanent, toute action européiste finit inévitablement par être liée au peuple fédéral européen en formation comme protagoniste de l’intégration européenne et à son pouvoir constituant comme moyen pour porter à terme le processus d’intégration par la fondation de l’Etat fédéral. Dans toute autre situation le Front ne pourrait que glisser vers des positions apparemment européennes, mais en fait nationales. Au contraire, partout où se développe le Recensement, toutes les forces nationales sont obligées, qu’elles le veuillent ou non, qu’elles en aient conscience ou non, d’agir dans le cadre de la propagande pour le pouvoir constituant du Peuple Fédéral Européen, autrement dit sur un terrain véritablement supranational. Sur la base de ces considérations, le Comité régional invite ses sections menant l’action du Recensement à développer également l’action du Front.


*Cette motion a été adoptée par le C.R.L. au cours de sa réunion du 21 février 1965.

 

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