IX année, 1967, Numéro 1, Page 60

 

 

Guy Michelat et Jean-Pierre H. Thomas, Dimensions du nationalisme, Paris, Armand Colin, 1966, 182 pp.
 
 
Il s’agit des résultats d’une enquête menée sous les auspices de la Fondation nationale des Sciences politiques sur un échantillonnage de 223 étudiants. L’enquête, qui utilise les méthodes de la psychologie sociale, se propose de dégager les principales formes, sous l’angle politique et psychologique, sous lesquelles se présente le nationalisme, et de les replacer dans des attitudes politiques plus générales. Les auteurs en arrivent de la sorte à déterminer deux types fondamentaux de nationalisme : l’un qui s’exprime à travers l’attachement à la souveraineté nationale, à l’armée, la fidélité à l’héritage colonial, etc., et l’autre qui se manifeste en tant que fierté d’appartenir à la culture française. Le premier type se situe dans une attitude politique plus générale qui recoupe les valeurs traditionnelles de la droite, tandis que le second est compatible avec des positions de gauche. Comme Raoul Girardet le fait ressortir dans l’introduction, l’enquête est menée suivant des critères étroitement liés au moment historique au cours duquel elle a été effectuée, c’est-à-dire la période précédant immédiatement les accords d’Evian. Les variantes qu’elle dégage concernent davantage, par conséquent, les caractères contingents que le nationalisme a pris devant le problème particulier de l’Algérie que les caractères constitutifs du nationalisme en tant que tel.
 
Francesco Rossolillo
 

 

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